Petites brèves de la Rencontre intercartel d’Athènes

Aida Sotelo :

Un mot sur mon expérience dans le cartel hispanophone

Depuis longtemps j’ai bien participé aux cartels et on a constitué nombreux groups d’étude, chez moi. Malgré cela, c’est la première fois que je participe dans un cartel qui a eu la disposition de faire cette expérience comme un pari pour mettre à l’éprouve la proposition de Lacan. Auparavant cette expérience, dans les groups dits psychanalytiques où j’étais à Bogotá il y avait toujours des soupçons. C’est comme si l’on craignait que d’accepter la proposition de s’organiser en cartel on serait complètement assujetti au père Lacan, et si on admettrait choisir un plus-un, il y avait la supposition que l’on risqué d’avoir permis à quelqu’un d’autre de nous imposer sa loi. Alors, à Bogotá les rencontres pour rendre compte du travail des cartels sont une rareté, pour ne pas dire que sa fonction n’a jamais était assez reconnue.

Au contraire, ce que j’ai trouvé dans le cartel virtuel hispanophone c’est l’occasion de faire le constat : de suivre la proposition de Lacan pour convoquer le transfert de travail et surtout participer des rencontres des cartels. Même si je ne pourrai pas être de corps présent, c’est pour cela que je n’ai pas aimé manquer le rendez-vous en Athènes.

Une idée seulement. Récemment María Antonieta Izaguirre, elle avait dit que ce qui a opéré comme plus-un dans notre cartel c’est la association, d’abord l’APJL et après Le pari de Lacan. J’accepte volontiers son idée, car nous, les membres du cartel nous avons rencontrées à propos des traductions à l’espagnol des textes qui sont circulés sur la liste. C’était un rencontre heureux dans lequel j’ai eu l’expérience d’être poussée par les avancées et les questions de mes copines ; mais en outre, à chaque apparition de l’un des Briques et tuiles, puis de Briques rouges et tuiles blues, et avec chaque texte des collègues de l’association c’était comme un nouvel élan pour notre travail. Donc, cette note porte un grand merci pour leurs effets.

Nota sobre mi experiencia en el cartel hispanohablante

 Desde hace mucho tiempo he participado en carteles y en mi ciudad se han constituido numerosos grupos de estudio. No obstante, esta es la primera vez que participo en un cartel con la disposición de hacer esta experiencia como una apuesta, para poner a prueba la proposición de Lacan. Anteriormente esta experiencia, en los grupos psicoanalíticos donde estuve en Bogotá se expresaban siempre suspicacias. Como si se temiera que al aceptar la proposición de organizarse en cartel fuésemos a someternos completamente al padre Lacan, y si al admitir la elección de un más-uno, apareciera la suposición de arriesgarse a permitir que otro nos impusiera su ley. Entonces, en Bogotá los encuentros de rendición de cuentas del trabajo de los carteles son una rareza, para no decir que su función jamás ha sido reconocida suficientemente.

Por el contrario, en el cartel virtual hispanohablante encontré la ocasión para hacer la constatación de seguir la propuesta de Lacan sobre el cartel para convocar la transferencia de trabajo y principalmente de participar en los encuentros de carteles. Aunque no podré estar de cuerpo presente, por eso no había querido faltar a la cita en Atenas.       

Sólo una idea. Recientemente María Izaguirre dijo que lo que ha operado como más-uno en nuestro cartel es la asociación, inicialmente la APJL y luego Le pari de Lacan. Acepto encantada su idea, pues los miembros del cartel hispanohablante nos conocimos por las traducciones al español de los textos que circulaban en la lista. Fue un encuentro afortunado en el cual he tenido la experiencia de ser impulsada por las intervenciones y los cuestionamientos de mis compañeras; pero además, en cada aparición de cada Ladrillos y tejas, luego de Ladrillos rojos y tejas azules, y con cada texto de los colegas de la asociación fue como un nuevo impulso para nuestro trabajo. Por tanto, hago llegar con esta nota un gran agradecimiento por sus efectos.

Aída Sotelo, Bogotá D. C. 25 de septiembre de 2017

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Ma. Antonieta Izaguirre :

Le cartel virtuel est une expérience nouvelle pour moi. Les cartels dans lesquels j’ai participé ont eu pour force de cohésion le désir comme axe d’engagement avec chacun des cartellisants et avec l’association qui accueille le cartel mais, en plus, comme membres, nous partagions des liens qui viennent du fait de partager d’autres espaces et avatars du quotidien de la ville et du pays. Je me pose la question suivante : qu’est-ce qui nous unit quand nous acceptons l’engagement de soutenir un travail avec la psychanalyse, lorsque la distance et les horaires pourraient rendre difficile une tâche qui exige présence et continuité ? Si le quotidien n’est pas partagé, de quoi est fait le lien qui cependant se construit ?

Je répondrais : le désir de savoir et le désir de psychanalyse mais, au-delà, et c’est peut-être même ce qui le soutient, le commun du langage. Nous ne partageons pas un territoire géographique mais il y a un territoire qui nous est commun, qui nous fait communs : nous partageons une langue, le castillan (l’espagnol), et ce que tout langage transporte, l’affect. Nous saisissons immédiatement une blague, une chanson, un dicton populaire, avec ses modalités régionales. Le langage commun, cette langue qui nous est familière, tisse un affect qui rassemble et anime chacune de nos réunions, transcendant ainsi le fait que nous soyons à Bogotá, Athènes, Buenos Aires ou Caracas.

 

Un cartel virtual es para mí una experiencia novedosa. Los carteles en los cuales he participado tuvieron como fuerza cohesionadora el deseo de saber como eje del  compromiso con cada cartelizante y con la asociación que acoge  el cartel, pero además, los miembros compartíamos lazos que se derivan del hecho de compartir otros espacios y los avatares de la cotidianidad de la ciudad y del país.

Me pregunto: ¿Qué nos une cuando aceptamos el compromiso de sostener un trabajo con el psicoanálisis, cuando distancia y  horarios podrían dificultar una tarea que requiere presencia y continuidad? Al no compartir cotidianidad, ¿de qué está hecho el lazo que sin embargo se construye? Respondería: el deseo de saber y el deseo de psicoanálisis, pero  más allá de eso, o quizás, sosteniéndolo, está lo común del lenguaje. No compartimos el territorio geográfico pero hay un territorio que nos es común y nos hace comunes: compartimos el idioma, el castellano, y todo lo que cualquier lenguaje transporta, el afecto.  Captamos inmediatamente un chiste, una canción, un dicho popular, con sus modalidades regionales. El lenguaje común, esa lengua que nos es familiar, teje un afecto  que cohesiona y anima cada una de las reuniones. Se trasciende así el hecho que estemos en Bogotá, Atenas, Buenos Aires o Caracas.

Ma. Antonieta Izaguirre, Caracas, 9.10.17

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Madelyn Ruiz :

Note sur le cartel hispanophone: le défi d’un cartel sur Skype

Pendant un certain temps, je cherchais où je pourrais inscrire mon travail et partager ce désir de travailler pour la psychanalyse alors que je considérais encore la langue comme un obstacle pour le réussir dans le pays où j’habitais, la Grèce. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à chercher partout dans le monde des collègues hispanophones avec le même désir mais qui affrontaient aussi la même difficulté.

J’ai rencontré alors Aída Sotelo  qui, de Bogotá, essayait de faire circuler au sein de l’APJL le mieux qu’elle pouvait, pour la transmission de la psychanalyse à travers ses précieuses traductions en espagnol. Elle a été suivie par Ma. Antonieta Izaguirre de Caracas  et Matilde Díaz de Buenos Aires. Chacune d’elles cherchait un lieu rénové et pas simplement un groupe de travail, où le transfert de travail du cartel pouvait accueillir son désir. J’ai compris alors que, quand les lieux de référence d’appartenance de chacun ne fonctionnent pas, l’émergence  d’un lieu virtuel pouvait révéler où se trouve le symptôme du lien social. Je pense que le lien social peut se renouveler par cette subversion de la réalité.

Nous nous sommes rencontrées dans le monde virtuel sans qu’aucune des trois sache rien de plus sur les autres que notre point de rencontre, celui du transfert à la psychanalyse. Grâce à un désir avéré « têtu » on a réussi à se rencontrer régulièrement sur skype, malgré le grand décalage horaire.

C’est peut-être parce que la présence virtuelle mettait au premier plan l’image comme caricature, élevant l’imaginaire au niveau de l’incontournable, que nous avons dû faire face au pari d’une rencontre dans le réel. Ainsi, notre approche du savoir a été plusieurs fois médiatisée par le partage de ce qui touche chacune d’entre nous dans l’expérience de sa propre analyse.

Il y a un an, exactement le 7 novembre 2016, Isabelle Morin[1], dans sa note sur le transfert nous rappelait en quoi consiste le transfert de travail que nous attendons se produire dans une École et ce qu’est le cartel comme base de son fonctionnement.

Constituer « une république de quelques-uns », comme lont fait certains mathématiciens, en créant un espace de travail « sans seigneur », où les sujets ne soccupent pas de leurs égo, mais sorientent du point de réel que la question pose, animé par un transfert au savoir incarné, serait de bien meilleure augure pour soutenir la psychanalyse. Morin. I

Sobre mi experiencia en el cartel virtual.

 Durante algún tiempo estuve buscando yo dónde insertarme y compartir mi deseo de trabajar en el psicoanálisis, cuando todavía creía que era la lengua el obstáculo para lograrlo aquí donde vivo, en Grecia. Fue el momento que empecé a buscar por todo el mundo colegas hispanohablantes con el mismo deseo y similar limitación.

 Encontré a Aída Sotelo quien desde Bogotá intentaba hacer circular entre los interesados en la APJL, lo mejor que ésta podía producir por la trasmisión del psicoanálisis a través de sus valiosas traducciones al español. Después llegaron Ma. Antonieta Izaguirre de Caracas y Matilde Díaz desde Buenos Aires. Cada una buscaba un espacio renovado donde la transferencia de trabajo de cartel -y no simplemente un grupo de trabajo- podía acoger su deseo. Me di cuenta entonces que, cuando los espacios de referencia de cada uno parecen no funcionar, entonces la emergencia de un espacio virtual puede develar dónde está el síntoma en el lazo social. Considero que el lazo social tiene la posibilidad de ser renovado a través de está subversión de la realidad.

 Nos encontramos en el mundo virtual sin conocer cada una de las otras nada más que un elemental punto de encuentro en la transferencia al psicoanálisis. Debido a un deseo que ha demostrado ser “terco” conseguimos encontrar -a pesar de la gran diferencia de horario- la forma de encontrarnos con regularidad a través de Skype.

 Probablemente, debido a que la presencia virtual traía a primer plano la imagen como caricatura, llevando lo imaginario al nivel de lo insoslayable, nos vimos enfrentadas al reto de apostar por un encuentro en lo real, en lo real de cada una. Así, la aproximación al saber ha estado mediada muchas veces por el compartir eso que toca a cada una en la experiencia de su propio análisis.

 Hace un año, exactamente el 7 de noviembre de 2016, I. Morin en su pequeña nota sobre la transferencia[2] nos recordaba en qué consiste la transferencia de trabajo que se espera de la Escuela y del cartel como base de su funcionamiento:

 “Constituir «una república de algunos », como lo han hecho ciertos matemáticos, creando un espacio de trabajo « sin señor », donde los sujetos no se ocupen de sus egos, sino se orienten del punto de real que la cuestión plantea, animado por una transferencia con el saber encarnado, sería de mucho mejor augurio para sostener al psicoanálisis.”

 Madelyn Ruiz, Atenas, 11-10-17

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 Matilde Díaz Jiménez :

J’ai voyagé à l’Argentine pour étudier la Psychanalyse, mais je n’ai pas encore trouvé un espace pour présenter et écouter d’une façon non censuré, des questions, des idées et des obstacles trouvés dans l’expérience analytique. Aída Sotelo de Colombie nous a appelé pour parler de cette façon-là sur le dispositif de la passe, un sujet considéré à peine dans les sociétés psychanalytiques chez nous. María, Madelyn, Aída et moi nous avons coïncidé dans le désir d’interroger notre propre expérience avec sincérité et humilité. Cette position nous permet de soutenir certaines questions et efforts pour clarifier différents doutes et aviver notre curiosité à propos des effets de la psychanalyse et le malaise actuel dans la culture. J’essaie actuellement d’articuler une question en considérant qu’une analyse se termine lorsque l’analysant, après avoir localisé son objet petit a, y renonce. Ma question c’est maintenant orientée: existe-t-elle une relation entre le deuil dérivé de la perte de l’objet a et l’expérience de la passe?  Mais, je crois que cette question peut changer par effet de mes propres recherches  aussi bien que de la recherche du groupe.

 

Viajé a la Argentina para estudiar psicoanálisis pero no he encontrado aún un espacio donde expresar y escuchar de una forma no censurada, preguntas, ideas en relación a los obstáculos encontrados en la experiencia analítica. Aída Sotelo desde Colombia nos convocó para hablar y preguntarnos sobre el dispositivo del pase, un tema muy poco tratado en las sociedades psicoanalíticas en nuestros lugares. María, Madelyn, Aída y yo coincidimos en el deseo de interrogar nuestra propia experiencia con sinceridad y humildad. Esta posición nos permite sostener ciertas preguntas y esfuerzos para aclarar diferentes dudas y avivar nuestra curiosidad en relación a los efectos del psicoanálisis y del malestar actual en la cultura. Yo trato actualmente de articular una pregunta considerando que un análisis se termina cuando el analizante, después de haber localizado su objeto a, renuncia a él. Mi pregunta se orienta de la siguiente manera: ¿existe una relación entre el duelo derivado de la pérdida del objeto a y la experiencia del pase? Esta pregunta, sin embargo, pudiera cambiar como efecto de mi propia búsqueda y también de la búsqueda de nuestro cartel.

Matilde Díaz Jiménez, Buenos Aires


[1] Morin, I. Briques et Tuiles no.11

[2] Morin, I. Ladrillos y tejas nr.11

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